Comment mieux vivre la situation ?

Publié le par Aladine

(J'exprime ici ma colère et mes doutes. Le fait pour moi d'affirmer une possiblité par l'affirmative, comme si j'allais réellement prendre cette décision, me permet de réaliser que je pourrais effectivement prendre cette décision, mais bien souvent me permet également de réaliser que si "oui, je le peux... non, je ne le veux pas". Et que donc, il me faut tourner mon énergie et mon attention dans une autre direction...)

J'en ai assez d'avoir à me cacher. J'en assez d'avoir ce sentiment "honteux". Si ce que nous faisons est mal, arrêtons de le faire. J'ai le sentiment d'être la relation cachée, celle qu'un homme n'ose pas avouer à sa femme par peur de la blesser, par peur de réellement la perdre. Oui, il l'a quittée. Il ne vit plus à la maison. Mais il est très atteint par la tristesse et la détresse qu'elle éprouve, et il ne se sent pas le coeur à lui dire que je fais partie de sa vie. Quelles sont les réelles raisons pour lesquelles il ne lui dit pas? Si elle veut le détester, elle le détestera. C'est souvent une étape de la séparation qu'on ne peut sauter... Je me sens égoïste en disant cela.

Une part de moi souhaite m'éloigner de lui. Cette situation tarde à évoluer... Je ne désire pas être en "stand by". Cette situation a quelque chose qui me déplaît.

Si je lui disais réellement ce qui se passe en moi, que lui dirais-je? Que je sens que tout ça me dépasse. Que j'ai le sentiment que lui et moi on doit ralentir le temps que tout ça se mette en place. Que je souhaite qu'il fasse ses choix sans être influencé par moi et que pour ça la distance s'impose. Je n'aime pas le rôle que je joue dans cette histoire. Une part de moi voudrait qu'il fasse en sorte que je sois reconnue et en même temps je ne suis pas sûre que ce soit réellement ce que je veux, dans le sens où je ne suis sans doute pas prête à assumer les conséquences. Mais n'est-ce pas de la lâcheté? Là, on va avancer ou reculer...

Je vais lui dire... "Tu n'es pas prêt à faire en sorte que notre relation puisse vivre au grand jour. Tu n'es pas prêt aujourd'hui. Je ne juge pas, je conçois même les raisons qui t'en empêchent. Mais moi cette situation ne me va pas, ne me va plus. Je ne me sens pas bien comme ça. D'avoir à "épier" sans cesse si quelqu'un nous regarde et puisse "capter" un regard, un sourire révélateur, ou même un bisou volé... Que lorsqu'on sorte d'un endroit à deux, des regards se tournent et pensent tellement haut que ça en devient gênant. D'entendre des échos de rumeurs qui se propagent autant dans le milieu où je travaille que dans celui où j'étudie, voir même là où je vis, puisque tout est interconnecté. C'en est trop." Alors qu'est-ce que je fais?

Quand ta situation se sera stabilisée, que les choses seront plus "claires", que tu seras prêt à ce qu'on vive notre histoire "au grand jour", qu'on aura plus à se cacher, fais moi signe. Je te le dis, je ne juge pas et comprends même. Mais moi je me sens de plus en plus mal dans cette situation. J'en ai assez de me rabaisser à avoir à me cacher et à nourrir une honte par rapport à ce que je vis avec toi.

Ce dont j'ai honte, c'est que de plus en plus de gens le savent, que presque tout le campus le sait, mais elle ne le sait pas. C'est dégueulasse. Il nous faut choisir entre "calmer" les rumeurs ou alors les assumer. Si on décide de les calmer, comment faire ? Même lorsqu'on sort en ville, on croise des gens de l'ULB. Se cacher d'avantage ? ... Je ne le supporterais pas. Surtout que même dans mon immeuble les gens le savent. Les calmer impliquerait qu'on ne nous voit plus en publique... qu'on ne nous voit plus nous "fréquenter".

Je ne veux pas lui mettre la pression.

Je pense que si je ne lui dis pas tout ce que j'ai dit en-haut, en tout cas je vais éviter de le voir sur le campus... ? Oui, non?

Que dois-je faire pour mieux vivre la situation?  Je sais qu'il me faut réavoir ma vie en dehors de lui : amis, activités. Car je ne sais pas de quoi demain sera fait et que je ne veux pas qu'il devienne "toute" ma vie.

Devrais-je changer de lieu de travail? ...


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