Insomnie
Tristesse colère et nostalgie. Tristesse parce que notre histoire est révolue et qu'il me manque. J'ai spontanément envie de prendre de ses nouvelles, mais je m'empêche de le faire systématiquement car je ne pense pas que ça soit une bonne idée. Je ne pense pas qu'au bout du compte cela fasse du bien à qui que ce soit. Tristesse car je ne comprends pas tout ce qui s'est passé entre nous, je ne comprends pas tout dans ses agissements. Colère car j'aurais aimé que les choses se passent différemment. J'aurais aimé qu'il réalise la chance qu'on avait d'être ensemble, qu'il ait saisi l'opportunité de trouver un soutien auprès de moi, au lieu de me mettre dans l'autre camp. Car, pour ça, je suis certaine qu'il s'agissait d'une croyance qui lui était propre ("un homme, ça surmonte ses difficultés seul...") et non induite par moi. Je l'ai vu pleurer à plusieurs reprises l'année passée : parce qu'il avait difficile en lien avec ses jobs/sa suspension au niveau des études et aussi parce que lors de ce différent à propos du Raqs Congress, je crois qu'il avait déjà senti me perdre... Je crois qu'il en avait déjà peur. Et il ne s'est pas rendu compte qu'au lieu de réagir adéquatement face à sa peur, et ainsi éviter notre séparation, il n'a fait que la provoquer.
On ne se disputait pas souvent et même s'il n'était pas d'accord avec moi, il me m'oppressait pas. Puis nos disputes maintenaient notre couple en vie. Je n'avais pas peur de l'affronter, je ne voulais juste pas provoquer des disputes pour des choses "futiles". Je n'avais pas peur de lui parler. Et nous nous entendions bien au lit. C'est "horrible" ce que je pense parfois... - Je culpabilise car je réalise que je ne suis pas satisfaite à 100%, sur ce plan là, avec A. Pourtant, j'adore faire l'amour avec lui. Ce que je désire avec lui, c'est vraiment "faire l'amour", partager ce moment à deux (rajouté le 20-12-2009). - Le problème, c'est que, jusqu'à présent, son pénis est tombé "en panne" à plusieurs reprises lorsque nous changions de position pendant l'acte. J'avoue m'être sentie frustrée et désemparée. Je ne peux pas rester dans cet état là, ou ça risque de me bloquer dans mes rapports sexuels avec lui.
Il me faut en parler avec lui. Je ne veux pas que ce "tabou" pourrisse notre relation.
- Je ne sais pas si en parler, comme je l'ai fait, a réellement été une bonne chose. Au contraire. Je pense qu'il me faut surtout ne pas focaliser sur cette peur qu'il "relâche" alors que j'aimerais qu'il "maintienne"... Comment faire pour que nous puissions dépasser ce petit soucis et avoir une relation sexuelle de plus en plus épanouissante? Je sais que je l'aime et que j'aime faire l'amour avec lui. J'aime le désirer, lui montrer à quel point je le désire, faire monter le désir en lui, sentir son désir pour moi, pour enfin arriver au point ultime où nos corps s'unissent et n'en finissent pas de s'enlacer (rajouté le 20-12-2009). -
Ce n'est pas évident. Je n'ai pas encore fait le deuil de ma relation avec J. et j'ai le sentiment qu'une partie de moi ne le veut pas. Je crois que son côté "viril" me manque. Il me manquait déjà alors que j'étais encore avec lui, puisqu'il se comportait de plus en plus comme un enfant avec moi. Il nous fallait nous retrouver dans des situations de tension ou être en rapport sexuel pour que ce côté "viril" fasse de nouveau apparition.
Son côté viril ressortait lorsqu'il était plus "ferme" face à moi. Et l'ambivalence c'est que lorsqu'il était "ferme", il l'était trop pour moi et ça me faisait souffrir. Alors il a arrêté progressivement de l'être. Je souffrais car par la même occasion il se renfermait, s'exprimait peu, était plus distant. Dans sa vision des choses, j'ai le sentiment que "communiquer" était quelque chose de typiquement féminin. Du coup, il n'arrivait pas à garder sa "face d'homme" en situation de communication, ou de volonté de communication.
Chez A., son côté viril ressort lorsqu'il "mate" les filles. Et ça me fait mal!!! Je le supporte de moins en moins. Une jolie fille passe, je sais avant même qu'il ne le fasse que son regard va s'arrêter sur elle. Et moi, j'ai envie de faire pareil : de "mater" les mecs qui passent, juste pour lui rendre l'appareil, lui faire comprendre... C'est nul! Au moins, ça je le remarquais très peu avec J. Lorsque nous étions ensemble en rue, je le voyais rarement "s'arrêter" sur une autre. C'est pas cool, ça.
Je crois que dans mon inconscient, il se passe quelque chose du genre "Il n'arrive pas à maintenir son désir (érection) pour moi au lit, mais il se permet de regarder et d'admirer d'autres filles. De plus, lorsque nous nous voyons en public, je dois retenir mon affection pour lui (mes gestes) car notre relation n'est pas "officielle". Je suis à ses côtés, et dans ces moments-là je ne trouve plus ma place. Je souffre qu'il regarde d'autres filles alors qu'il ne sait pas maintenir son désir (érection) pour moi. Pourtant, je n'en doute pas vraiment, de son désir effectif pour moi. Mais pourquoi ne réussit-il pas à me "donner" cela ? Et puis, je dois retenir mes baisers pour lui alors que lui ne s'empêche pas de regarder les autres filles ?" Non, je n'en peux plus. Je ne veux plus de ce genre de situation. Je ne suis pas masochiste. Et c'est pas cool! Ou c'est moi qui suis exagérément jalouse? ... Que ce soit l'un ou l'autre, l'important est de comprendre la raison. Alors, pourquoi ? Moi aussi, d'autres personnes m'attirent. Devrais-je comprendre ce qui l'attire lui chez ces filles ? Oui, je devrais lui demander. Moi ? C'est souvent des métisses ou des maghrébins... C'est la différence qui m'attire. Bien sûr, pas toutes les différences. Et alors ? Il le saurait, qu'en ferait-il ? Il n'est pas en mesure de m'offrir cette "différence" - Quoique... ? Au fond, qu'est-ce qui m'attire dans cette "différence"? Quelles différences au juste? Celles qui justement font que la relation n'est pas "simple", voire même causent l'échec? ... Une part de moi est attirée par les relations impossibles, alors? Qu'est-ce que je chercherais (cherchais) à me prouver? (rajouté le 20-12-2009) - Peut-être que si mon regard se porte vers les maghrébins, c'est en rappel à J. et à la satisfaction que j'avais avec lui au "lit". Satisfaction, au niveau du maintien de l'érection, que A. ne me donne pas pour le moment. Du coup, par le regard, je me vengerais ? "Tu regardes d'autres filles alors que tu ne sais pas maintenir ton désir (érection) pour moi, alors moi je regarde ceux qui me rappellent celui qui savait le faire pour moi avant?" - Cet état d'esprit n'est pas celui dans lequel je désire évoluer...
En réalité, si mon coeur était libre, je ne serais pas tentée de me rapprocher à nouveau d'un oriental. Je pense que je ne m'autoriserais plus à m'aventurer dans une relation qui pourrait s'avérer "sérieuse", tout au moins je ne m'y investirais pas. Au fond, même avec J., je n'ai jamais vraiment su bâtir des projets, ou ne serait-ce que rêver avec lui... Mais je sais que ce "défaut" n'émanait pas que de moi. C'est tout de même révélateur, non? Que nos rêves ne semblaient pas se rejoindre... Soit parce qu'ils étaient totalement différents, soit par ce que lui n'en avait pas réellement? J'ai le sentiment de ne pas le connaître sur ce point.
Je suis toujours autant attirée par cette culture, mais la relation entre cette culture et moi ne peut dépasser un certain degré, au risque que soit l'un soit l'autre y blesse ses ailes. (rajouté le 20-12-2009) -
J. avait cette particularité, cette capacité à remettre en question certains préceptes de sa culture, du milieu où il avait grandit. Sa nourriture me manque. Danser avec lui. Tous les bons moments passés ensemble. Et pourtant, je ne désire pas en partager d'autres. Comment est-ce possible ? Ça l'est.
C'est avec A. que j'ai envie de partager les choses, aujourd'hui et à l'avenir. Et la nourriture, c'est moi qui devrais me mettre à faire des plats marocains que J. me concoctait et qui me manque !
On ne se disputait pas souvent et même s'il n'était pas d'accord avec moi, il me m'oppressait pas. Puis nos disputes maintenaient notre couple en vie. Je n'avais pas peur de l'affronter, je ne voulais juste pas provoquer des disputes pour des choses "futiles". Je n'avais pas peur de lui parler. Et nous nous entendions bien au lit. C'est "horrible" ce que je pense parfois... - Je culpabilise car je réalise que je ne suis pas satisfaite à 100%, sur ce plan là, avec A. Pourtant, j'adore faire l'amour avec lui. Ce que je désire avec lui, c'est vraiment "faire l'amour", partager ce moment à deux (rajouté le 20-12-2009). - Le problème, c'est que, jusqu'à présent, son pénis est tombé "en panne" à plusieurs reprises lorsque nous changions de position pendant l'acte. J'avoue m'être sentie frustrée et désemparée. Je ne peux pas rester dans cet état là, ou ça risque de me bloquer dans mes rapports sexuels avec lui.
Il me faut en parler avec lui. Je ne veux pas que ce "tabou" pourrisse notre relation.
- Je ne sais pas si en parler, comme je l'ai fait, a réellement été une bonne chose. Au contraire. Je pense qu'il me faut surtout ne pas focaliser sur cette peur qu'il "relâche" alors que j'aimerais qu'il "maintienne"... Comment faire pour que nous puissions dépasser ce petit soucis et avoir une relation sexuelle de plus en plus épanouissante? Je sais que je l'aime et que j'aime faire l'amour avec lui. J'aime le désirer, lui montrer à quel point je le désire, faire monter le désir en lui, sentir son désir pour moi, pour enfin arriver au point ultime où nos corps s'unissent et n'en finissent pas de s'enlacer (rajouté le 20-12-2009). -
Ce n'est pas évident. Je n'ai pas encore fait le deuil de ma relation avec J. et j'ai le sentiment qu'une partie de moi ne le veut pas. Je crois que son côté "viril" me manque. Il me manquait déjà alors que j'étais encore avec lui, puisqu'il se comportait de plus en plus comme un enfant avec moi. Il nous fallait nous retrouver dans des situations de tension ou être en rapport sexuel pour que ce côté "viril" fasse de nouveau apparition.
Son côté viril ressortait lorsqu'il était plus "ferme" face à moi. Et l'ambivalence c'est que lorsqu'il était "ferme", il l'était trop pour moi et ça me faisait souffrir. Alors il a arrêté progressivement de l'être. Je souffrais car par la même occasion il se renfermait, s'exprimait peu, était plus distant. Dans sa vision des choses, j'ai le sentiment que "communiquer" était quelque chose de typiquement féminin. Du coup, il n'arrivait pas à garder sa "face d'homme" en situation de communication, ou de volonté de communication.
Chez A., son côté viril ressort lorsqu'il "mate" les filles. Et ça me fait mal!!! Je le supporte de moins en moins. Une jolie fille passe, je sais avant même qu'il ne le fasse que son regard va s'arrêter sur elle. Et moi, j'ai envie de faire pareil : de "mater" les mecs qui passent, juste pour lui rendre l'appareil, lui faire comprendre... C'est nul! Au moins, ça je le remarquais très peu avec J. Lorsque nous étions ensemble en rue, je le voyais rarement "s'arrêter" sur une autre. C'est pas cool, ça.
Je crois que dans mon inconscient, il se passe quelque chose du genre "Il n'arrive pas à maintenir son désir (érection) pour moi au lit, mais il se permet de regarder et d'admirer d'autres filles. De plus, lorsque nous nous voyons en public, je dois retenir mon affection pour lui (mes gestes) car notre relation n'est pas "officielle". Je suis à ses côtés, et dans ces moments-là je ne trouve plus ma place. Je souffre qu'il regarde d'autres filles alors qu'il ne sait pas maintenir son désir (érection) pour moi. Pourtant, je n'en doute pas vraiment, de son désir effectif pour moi. Mais pourquoi ne réussit-il pas à me "donner" cela ? Et puis, je dois retenir mes baisers pour lui alors que lui ne s'empêche pas de regarder les autres filles ?" Non, je n'en peux plus. Je ne veux plus de ce genre de situation. Je ne suis pas masochiste. Et c'est pas cool! Ou c'est moi qui suis exagérément jalouse? ... Que ce soit l'un ou l'autre, l'important est de comprendre la raison. Alors, pourquoi ? Moi aussi, d'autres personnes m'attirent. Devrais-je comprendre ce qui l'attire lui chez ces filles ? Oui, je devrais lui demander. Moi ? C'est souvent des métisses ou des maghrébins... C'est la différence qui m'attire. Bien sûr, pas toutes les différences. Et alors ? Il le saurait, qu'en ferait-il ? Il n'est pas en mesure de m'offrir cette "différence" - Quoique... ? Au fond, qu'est-ce qui m'attire dans cette "différence"? Quelles différences au juste? Celles qui justement font que la relation n'est pas "simple", voire même causent l'échec? ... Une part de moi est attirée par les relations impossibles, alors? Qu'est-ce que je chercherais (cherchais) à me prouver? (rajouté le 20-12-2009) - Peut-être que si mon regard se porte vers les maghrébins, c'est en rappel à J. et à la satisfaction que j'avais avec lui au "lit". Satisfaction, au niveau du maintien de l'érection, que A. ne me donne pas pour le moment. Du coup, par le regard, je me vengerais ? "Tu regardes d'autres filles alors que tu ne sais pas maintenir ton désir (érection) pour moi, alors moi je regarde ceux qui me rappellent celui qui savait le faire pour moi avant?" - Cet état d'esprit n'est pas celui dans lequel je désire évoluer...
En réalité, si mon coeur était libre, je ne serais pas tentée de me rapprocher à nouveau d'un oriental. Je pense que je ne m'autoriserais plus à m'aventurer dans une relation qui pourrait s'avérer "sérieuse", tout au moins je ne m'y investirais pas. Au fond, même avec J., je n'ai jamais vraiment su bâtir des projets, ou ne serait-ce que rêver avec lui... Mais je sais que ce "défaut" n'émanait pas que de moi. C'est tout de même révélateur, non? Que nos rêves ne semblaient pas se rejoindre... Soit parce qu'ils étaient totalement différents, soit par ce que lui n'en avait pas réellement? J'ai le sentiment de ne pas le connaître sur ce point.
Je suis toujours autant attirée par cette culture, mais la relation entre cette culture et moi ne peut dépasser un certain degré, au risque que soit l'un soit l'autre y blesse ses ailes. (rajouté le 20-12-2009) -
J. avait cette particularité, cette capacité à remettre en question certains préceptes de sa culture, du milieu où il avait grandit. Sa nourriture me manque. Danser avec lui. Tous les bons moments passés ensemble. Et pourtant, je ne désire pas en partager d'autres. Comment est-ce possible ? Ça l'est.
C'est avec A. que j'ai envie de partager les choses, aujourd'hui et à l'avenir. Et la nourriture, c'est moi qui devrais me mettre à faire des plats marocains que J. me concoctait et qui me manque !
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