Retraite (dans un coin de mon esprit...)

Publié le par Aladine

Je me sens blessée, cassée.

Il fait son maximum pour être agréable et m'apporter du bien-être alors que lui même ne va pas vraiment bien... Et j'ai le sentiment qu'il ne veut pas vraiment me laisser faire de même. Je dois juste être moi-même...

Me tromperais-je?

Ou est-ce simplement moi qui ai le sentiment (frustrant) de ne pas lui en donner assez? ... Sans doute.

J'aimerais le voir ce soir et qu'on parle. Et en même temps j'appréhende ce qu'il risquerait de me raconter... Je ne suis ni sadique, ni masochiste. Je souhaite rester son amie, mais je souhaite garder ma place d'amante... Je ne sais pas si les deux sont toujours conciliables ? Peut-on être l'amie durant un instant, en oubliant d'être l'amante, et ensuite inverser? Sans que les souvenirs ne se mélangent et que commencent à naître de la rancune... Pour des choses entendues qu'on aurait préféré ne pas entendre, des choses aperçues qu'on aurait préféré ne pas apercevoir... Comme d'entendre qu'il la
trouve jolie, attirante (C.). Comme de voir qu'il ne savait pas détacher son regard d'elle (une serveuse). Suis-je plus jalouse que je ne le pensais, ou est-ce normal de ressentir ce que je ressens? J'ai mal quand je ne me sens plus exister... Lui donnerais-je le pouvoir de me faire sentir exister ou non à loisir? ... Quel erreur ce serait ! Mais j'ai si mal lorsque je me sens disparaître de ses pensées. Et pourtant c'est une réalité de la vie... Si ce n'est aujourd'hui, il arrivera de toute manière de plus en plus de moments où j'habiterai de moins en moins ses pensées. Il le dit lui même, à part ses enfants, il lui faut beaucoup de temps pour que quelqu'un lui manque... Qu'est-ce que j'aimerais pouvoir aller à l'encontre de cette "loi" qui régit les relations...

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